Les métiers de la sécurité privée, plusieurs spécialités

Les métiers de la sécurité

De nos jours, on ne parle plus de vigiles mais d’agents de prévention et de sécurité (fiche ROME K2503)
Sous cette appellation, on retrouve plusieurs métiers dans lesquels, selon le poste occupé, les agents travaillent de manières différentes et s’adaptent afin d’assurer la sécurité d’un site et des personnes qui y sont présentes.

Les différents métiers

Sous la casquette d’agent de sécurité, on retrouve effectivement plusieurs postes :

Le rondier surveille les endroits plus sensibles (sites industriels, sociétés informatiques) afin de prévenir, vol et intrusions en effectuant des rondes à l’intérieur du bâtiment. Le weekend il vérifie le bon fonctionnement des machines sur site.

L’agent de sécurité incendie est évidemment spécialisé dans la prévention de feux. Plutôt dans les bâtiments hauts et recevant du public, il est chargé de contrôler les systèmes d’alarme et de secours (extincteurs). Il peut empêcher l’accès au bâtiment, délivrer les premiers secours et prévenir les services compétents lors d’incidents.

Le rondier intervenant effectue ses rondes dans sa voiture et n’intervient que lorsqu’une alarme est déclenchée. Il se rend alors sur place pour vérifier la nature de l’incident. Il lui est interdit d’interpeler un éventuel suspect mais a la possibilité de l’empêcher de s’échapper en condamnant les sorties.

L’agent de prévention des vols est posté à l’intérieur de l’établissement afin d’éviter tout acte de malveillance. Généralement situé près des caisses et/ou à l’accueil, il et est en mesure de procéder à une arrestation.

L’opérateur de télésurveillance intervient dans un centre d’alarmes afin de demander l’intervention d’autres agents, des pompiers, de la police et autres services lorsque c’est nécessaire.

L’agent cynophile plus communément appelé « maître-chien » travaille avec son chien. Ce dernier est utilisé à des fins dissuasifs (sa morsure est interdite) et l’agent doit disposer d’un certificat attestant des aptitudes de son compagnon, qui est un réel soutien dans les situations délicates.

Les conditions de travail

S’ils interviennent différemment en fonction des postes ou sites qu’ils occupent, une partie de leur travail est une base commune : la rédaction de documents administratifs et notamment les mains-courantes. Celles-ci sont des rapports de service où tout est noté. On y trouve les prises de services, les interventions d’entreprises externes, les allées et venues, les incidents, l’arrivée des secours… La main-courante est d’une extrême importance car utilisable soit par les forces de l’ordre dans le cadre d’une enquête, soit par un tribunal.
Il est important de savoir aussi que les agents de sécurité ne sont pas armés ou très rarement dans le cadre d’un accord de la préfecture et du CNAPS (organisme régisseur de la sécurité privée en France), d’une attestation de formation de l’agent ainsi que de son entrainement régulier. En bijouterie ou en banque, ils peuvent donc, sous conditions, disposer d’armes de catégorie D (armes non-létales de défense).
Aussi, L’agent de sécurité doit être reconnaissable, c’est-à-dire différenciable des uniformes de policiers, gendarmes, pompiers ou employés. Lorsqu’ils sont plusieurs sur un site, ils sont souvent équipés de talkiewalkies leur permettant une communication instantanée.
Enfin, le travail de nuit, le weekend et les jours fériés est très fréquent dans la profession.

La filière est parmi les plus gros recruteurs et le marché de l’emploi y est très prometteur (plus de 80 000 embauches par an). De plus, l’évolution structurelle de la sécurité privée tend à professionnaliser et spécialiser les effectifs, de manière à diminuer le turnover et rendre les agents encore plus efficaces.